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Je te salue
belle Marie,
mère de la
tendresse,
mère des
coeurs blessés.

Je te salue
bienheureuse femme
qui a dis
"oui" à l'appel de l'ange,
qui a dis
"oui" au désir de Dieu.

Je te salue
douceur immuable
qui a veillé
l'Enfant à la crèche,
qui a veillé
l'Agneau jusqu'au supplice.

Ô Marie, douce
mère,
serre-moi
auprès de ton coeur.
J'ai si mal à
l'âme.
J'ai si mal au
fond de moi.
Berce-moi,
cajole-moi
et, comme un
enfant blessé,
sèche mes
larmes.

Je suis déçu,
blessé, révolté ...
pourquoi tant
d'injustices ?
J'ai le goût
de partir, m'en aller, courir,
je souffre
tant !

Il n'y a que
toi pour m'apaiser.
Il n'y a que
toi pour me pacifier.
Il n'y a que
toi pour me réconforter.
Par :
Benoit Voyer |