L’arbre et l’enfant

Conte tiré du livre « Un grain de sagesse » 

Pour une réponse à une interrogation, une inspiration pour l’âme ou un réconfort pour le cœur « Un Grain de Sagesse » de Denis Laporte, est le livre tout indiqué.

Le livre de chevet idéal, il permet d’aller d’une page à l’autre, au gré d’une quête ou d’un vécu quotidien, mais il invite également à goûter la joie de le parcourir, du début à la fin.

 

 

Un jour un enfant vit un arbre sur le bord de la route où il s’était aventuré.

Cet arbre semblait le regarder, et l’enfant stupéfait, le regardait aussi.

Puis, tout à coup, comme l’enfant s’apprêtait à continuer son chemin, l’arbre se mit à lui parler doucement :

 « Ne pars pas, » lui dit-il.  « J’ai quelque chose à te raconter. »

L’enfant croyant à une hallucination, se remit en marche. Mais l’arbre l’interpella de nouveau.

 « Non, non reste !  »

L’enfant se retourna et, intrigué, demanda à l’arbre :

« C’est bien ta voix que j’entends ? »

« Oui, oui, » dit l’arbre. « Tu vois cette pierre à mes racines ? Assieds–toi quelques instant et écoute-moi. »

L’enfant écouta l’arbre et s’exécuta.

« C’est bien comme cela, très bien, » reprit l’arbre. « Tu sais, petit, en venant à moi comme tu le fais présentement, c’est vers la vie que tu vas. Ici, tu la rencontreras. Ah ! Je vois, tu n’y comprends rien. Allez, ne t’en fais pas, tu comprendras tout bientôt.

Oui, petit, en venant vers moi, tu iras vers le sommet de ton esprit. N’est ce pas ce que tu recherches ? Tu es bien jeune encore, mais sais-tu qu’en te voyant passer près de moi, j’ai saisi ta pensée que même à ton âge, tu cherches quelque chose de grand, de noble et sublime.

Alors, avec sagesse et amour, en me regardant bien, tu comprendras qu’en levant les yeux vers le ciel, le sommet t’apparaîtra, tu verras le faîte de mon être. Tout comme moi, toi aussi tu es un faîte, ou si tu le veux un sommet, que l’on appelle Esprit.

J’aime ce mot; il est bien, il est noble, gracieux même. Ce sommet en moi, cette pointe qui s’élève vers le ciel, fière et décidée, c’est le point qui communique directement avec le ciel, avec Dieu qui t’a créé. Tu peux, si tu le veux, en faire autant. Comme je te l’ai dit, ce point merveilleux est aussi là, sur le dessus de la tête et il te lie toi aussi avec ton créateur. Ainsi ta pensée sera liée à Dieu, grand Maître incontesté de la Beauté, de la Lumière et du Sublime.

Dès l’instant où ta pensée Le rejoindra, tu pourras te fondre en Lui. Tu te baigneras dans la beauté qui t’apparaîtra dans la pureté qui envahira ton âme, dans le calme et la paix d’une vie enfin retrouvée, d’une vie tant recherchée sur la terre mais si difficile à rejoindre à cause du voile qui recouvre les hommes et les empêche de voir vraiment leur véritable patrie, leur véritable pays, là où tout est musique et harmonie.

Si l’homme, étant petit, allait dans ce pays, il verrait que sa parole, que son chant et que sa musique ne sont que vacarme. Ce vacarme l’enlise, l’enivre et l’endort pour le recouvrir d’un voile qui l’empêche de voir, de comprendre et surtout d’aimer sagement. Si tu es l’enfant de ce Créateur, de ce grand Maître de la Beauté, de la Lumière et du Sublime, comme je le crois, agis !

C’est pour cela que je t’ai arrêté lorsque tu as passé, près moi. En faisant ce que je te dis, petit, c’est comme si tu disais à ton papa et à ta maman de la terre :

"Papa, maman, donnez-moi la main, conduisez- moi car je suis petit, si fragile devant la vie."

En te voyant penser et agir ainsi, le Ciel t’écoutera et t’aidera. Voilà enfin sur la terre un enfant véritable, dira-t-il. Ton Père Céleste et ta Mère Céleste te garderont en leur sein sous l’aile de l’Amour, de la Sagesse et de la Vérité.

Ils te guideront partout sans jamais lâcher ta main. Ils te soutiendront, simplement parce que tu as obéi à la loi du lien céleste qui t’unit avec le Ciel.

Tout autour de toi, ils placeront des anges, des archanges, des divinités qui t’apporteront ce qu’aucun humain ne peut t’apporter; sache-le bien, mon enfant car c’est très important pour ton évolution.

Si tu veux garder ta pureté, ta beauté, ta force, tes connaissances, c’est le lien avec le Ciel qu’il te faut et rien d’autre. Ainsi, la vraie vie coulera en toi. Tu deviendras de plus en plus beau parce que cette nouvelle vie en toi sera abondante de fraîcheur, de jeunesse.

Les maladies, les peines, la mort, n’habiteront plus ton être car tu auras quitté la partie de ceux qui s’attardent à ce que la terre leur offre. En réalité, cette partie n’existe pas, elle n’est qu’illusion.

Les Êtres du Ciel feront de toi un véritable Enfant de Dieu qui parcourra la terre dans la Joie, répandant son sourire et sa bonne humeur à tous sans jamais se lasser. Tu passeras sur la terre afin de laisser partout sur ton passage les innombrables bienfaits que te procurera ta liaison avec le Ciel. Tu verras comment on vit ici-bas, tu comprendras les hommes et tu les aideras, petit.

C’est ce que je voulais te dire, mon enfant. Excuse-moi de t’avoir un peu surpris et d’avoir insisté pour te parler, mais il le fallait. Ton âme espérait cette Vérité. Rappelle-toi qu’elle est, maintenant plus que jamais, sa nourriture. Elle est aussi la nourriture de tes amis de la Terre. Donne-leur cette richesse que tu as maintenant en toi. Sois-en fier et digne, car c’est un noble héritage, tu sais. Protège-le en toi, par un amour sage envers tes amis de la Terre et tu seras pour eux un véritable grand frère du Ciel.

Merci de m’avoir écouté si gentiment. Tu seras un être brave, petit enfant. OM, oui voilà ton nom. Comme je suis un arbre, tu penses que je n’ai pas de nom, n’est ce pas ? Et bien, tu te trompes. Pourquoi toi tu aurais un nom et moi non ?  »

L’enfant s’adressa à L’arbre :

« Si tu as un nom, dis-le-moi. Ainsi, lorsque je penserai à toi ou si je repasse par ici, je saurai à qui m’adresser. »

« Petit, Om, appelle-moi Raam, veux-tu ? Aie sans cesse dans ta pensée ce nom : OmRaam, et je serai avec toi pour l’éternité, sans jamais te quitter. Va petit Om, continue ton chemin et fais ce que Raam te dit. Repasse me voir une autre fois. Puisque nous nous connaissons, tout sera plus facile. Pars, maintenant. Va vers cette grande aventure. Et souviens-toi que dorénavant tu es porteur de la Nouvelle Vie. »

L’enfant se leva et reprit son chemin, transformé et porteur de la Nouvelle Vie.

 

 

Auteur : Denis Laporte

 « Un Grain de Sagesse » Édition Le Dauphin Blanc

 

 

 

 

Retour à "Croissance personnelle"

 
 

 

 

 

Copyright (Au Jardin de l'amitié) © 2006 Tous droits réservés