Comme un vent pur au long
des mers,
Comme une absence de
l'hiver,
Fleurissant d'aube au creux
des villes,
Ses transparences
immobiles,
Comme une éclosion d'âme
vierge,
Où l'amour céleste
s'immerge,
Quand au monde incline au
silence,
À la douceur, à
l'espérance,
Dépouillé d'or et
d'artifices,
Étranger à toute
injustice,
Telle est la Paix que les
hommes appelle,
Dans les mosquées, dans les
chapelles,
Dans les prisons, dans les
forêts,
Dans les déserts, dans les
palais,
Il n'est de lieu pour
l'ignorer,
Ni pour la fuir ou la
cacher.
Naîtrons enfin les Temps de
Flamme,
Les Temps de Joie et de
coeur calme,
Où se bâtiront dans le
ciel
Des cathédrales
spirituelles,
Pour un seul peuple de la
terre,
Un même peuple sans
frontière
Pétri de milliers de
pensées,
De mots, de couleurs et
d'idées,
Sous le scintillement
nacré
D'une éternelle Liberté
!
Frédérique
Sternberg