Adèle, envolée le 2 janvier 1923
Que ton âme repose en Paix
.

 

 

À ton envol ma douce colombe

tu avais 20 ans et un petit enfant
partie brusquement envolée dans le vent.

 

 

 


Une balle lâchement t’a tuée

tirée par une main qui n’a pas tremblée 

et tu t’es retrouvée, toute étonnée 

dans un lieu immaculé, au milieu des anges.

 

 

 


Ils t’on fait une haie d’honneur

dans un jardin plein de fleurs
et où il n’y a plus de pleurs.

 

 

 


Tu as dû te soucier pour ton petit bébé

mais tes amis Français on su l’aimer
et l’ont fait grandir loin de Brooklin.

 

 

 


Dans un joli village au milieu des cigales

un beau coin de France notre belle Provence
ton petit enfant est devenu ma maman.

 

 

 


Malgré le mur de silence sur ton existence

où tout a été fait pour t’oublier
malgré la lâcheté de celui qui t’a effacé 
une voix me disait : cherche !!!! tu vas la trouver.

 

 

 


Et c’est sur une froide pierre tombale

dans un cimetière de nulle part 
où ton nom reste gravé que je t’ai retrouvée.

 

 

 


Dans ma vie me manquera toujours le désir fou

de te faire un lit de mousse
de rafraîchir ton front à la source

essayer de panser ta plaie 
de te couvrir de voile pour te réchauffer
de te donner en vain un souffle de vie 

et puis doucement te laisser dormir.

 

 

 


Inonder ton âme de prières, pour que tu sois enfin libre,

t’enfouir dans mon cœur, et enfin porter ton deuil.
Je ne peux pardonner, Dieu m’a donné le choix
et je condamne la main qui a pris une si jeune vie

et qui m’a privée de la joie de t’aimer.

 

 

 


Je ne peux que caresser cette pierre glacée
dans mon cœur où logent les noms des personnes aimées
te voici maintenant ma toute jeune grand-maman.

 

 

 


Je n’ai pas d’images de toi, je ne connais pas ton visage
mais je n’ai pas de mal à t’imaginer un sourire léger 
m’envoyant des baisers qui sont autant d’étoiles et de perles nacrées 
mais dans mes mains, il ne reste qu’un peu de poussière argentée
précieuse comme l’eau, le vent, le soleil,
précieuse comme la vie.

 

 

Claudie Vilumbrales (France)

2 juin 2000

 

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Adèle a été la vrai mère de ma maman donc ma vrai grand-mère.

Ce texte, je l'ai écrit pour elle à sa mémoire et avec tout mon Amour. 

C'est une vrai histoire qui vient de se terminer par l'envol de maman le 19 janvier 2003.

J'espère qu'elles sont enfin réunies.

 
 

 

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