Source : Auteure : Michèle Morgan - Extrait tiré du livre :

Pourquoi pas le bonheur ?
Ou l’art de vivre heureux par la pensée positive

Voir aussi la suite de ce chapitre : Diète bonheur de 7 jours

 

Le bonheur est un « état d’esprit » conscient. Or, cet état d’esprit n’est pas absolument nécessaire au succès de la programmation mais il en accélère le processus. 

En d’autres termes, une personne qui acquiert l’habitude d’être heureuse permet à son subconscient un travail plus rapide et plus efficace. 

Le subconscient travaille comme un ordinateur : lorsque vous programmez pour telle chose précise, et j’imagine qu’il s’agit de quelque chose d’agréable et susceptible d’ajouter à votre bonheur, votre subconscient prend les données et se met au travail. 

Si par ailleurs, vous entretenez, entre temps, avant la réalisation complète de votre programmation, de sombres idées, quelles qu’elles soient, vous risquez de transmettre involontairement ces idées à votre subconscient (souvenez-vous de la double ligne de communication entre le conscient et le subconscient) qui, sans pour autant arrêter de travailler, est susceptible de faire quelques détours pour analyser et rejeter ces nouvelles données avant de poursuivre votre objectif de programmation. 

Par contre, si vous entretenez un état d’esprit « heureux » vous favorisez grandement toutes vos programmations. 

Les notions suivantes sur le bonheur proviennent, tout comme les notions sur le procédé de la pensée, du docteur Maxwell Maltz. J’ai délibérément choisi ce texte car il m’apparaît simple, logique, précis et très véridique. De plus j’ai personnellement expérimenté cette théorie du docteur Maltz et je peux vous assurer qu’elle est valable. 

Mais, je souhaite que vous puissiez dépasser la théorie et être en mesure d’appliquer ces principes dans votre vie personnelle. À cette fin, je vous propose un peu plus loin une diète bonheur qui vous permettra de faire ce premier pas vers la pratique du bonheur. Car, les plus belles théories ne valent pas grand-chose si vous ne les vivez et n’en profitez pas pleinement.

Le bonheur : une habitude qui s’acquiert 

Le bonheur est « un état d’esprit par lequel nous avons d’agréables pensées une bonne partie de notre temps » [Dr John A. Schindler] 

Le bonheur est un bon médicament 

Le bonheur émane de l’esprit mais est aussi ressenti par le corps. Nous pensons mieux, réussissons mieux, nous sentons mieux et sommes en meilleure santé lorsque nous sommes heureux. 

Même nos sens et nos organes physiques fonctionnent mieux. Un psychologue russe, K. Kekcheyev, a fait certaines expériences sur des individus alors qu’ils entretenaient des pensées agréables ou broyaient du noir. Il découvrit que lorsqu’ils pensaient à des choses agréables ils pouvaient voir mieux, goûter, sentir et entendre mieux, et découvrir des différences plus subtiles au toucher. 

Le Dr William Bates, pour sa part, a prouvé que la vision s’améliore immédiatement lorsqu’un individu a d’agréables pensées, ou regarde une scène plaisante, et Margaret Corbett soutient que la mémoire s’améliore grandement et que l’esprit est détendu lorsqu’une personne entretient d’agréables pensées.

À en croire la médecine psychosomatique, notre estomac, le foie, le cœur et tous nos organes internes fonctionnent beaucoup mieux lorsque nous sommes heureux. 

Après avoir étudié la relation entre le bonheur et la criminalité, des psychologues de Harvard en sont arrivés à conclure à la véracité scientifique du vieux proverbe hollandais : « Les gens heureux ne sont jamais méchants. » Ils ont découvert que la majorité des criminels proviennent de foyers malheureux et ont une histoire de relations humaines pitoyables. 

Au dire du Dr  Schindler, le malheur et l’unique cause des maladies psychosomatiques et le bonheur, sont seul remède. 

Une enquête a démontré que, en très grande majorité, les hommes d’affaires optimistes et heureux qui « regardaient le bon côté des choses » réussissaient beaucoup mieux que les pessimistes. 

Il semble qu’en fait de conception populaire sur le bonheur on a, en quelque sorte, mis « la charrue avant les bœufs » : « Sois bon, disons-nous, et tu seras heureux. »  « Je serais heureux, pensons-nous, si je pouvais avoir du succès et être en santé. »  « Soyez bon et généreux envers les autres et vous serez heureux. » 

Il serait beaucoup plus réaliste de dire : « Sois heureux et tu deviendras bon, satisfait, en meilleure santé et plus charitable envers les autres. » 

Erreur de conception au sujet du bonheur 

Le bonheur n’est pas une chose gagnée ou méritée et il ne relève pas plus de la morale que la circulation du sang dans les veines. Les deux sont nécessaires pour être en santé et se sentir bien dans sa peau. 

Le bonheur est simplement un état d’esprit par lequel nous nourrissons d’agréables pensées une bonne partie de notre temps. 

« Le bonheur n’est pas la récompense de la vertu, disait Spinoza, mais la vertu elle-même; nous ne sommes pas heureux parce que nous retenons nos convoitises; mais, au contraire, parce que nous sommes heureux, alors nous sommes capables de les restreindre. » [Spinoza, Ethics] 

La poursuite du bonheur n’est pas égoïste 

Plusieurs personnes pensent sincèrement que la recherche du bonheur est « égoïste ». Cela est complètement erroné. La « générosité » va de paire avec le bonheur, car non seulement le bonheur détourne la personne d’elle-même, de ses défauts ou de ses erreurs, de ses pensées tristes ou de sa vanité, mais il lui permet de s’exprimer avec plus de créativité, et de se ressourcer pour aider les autres. 

Une personne heureuse crée du bonheur autour d’elle et dès lors, du simple fait de sa présence, devient très utile à son entourage. Cela vaut bien des services que d’aider les autres à être heureux. 

Le bonheur n’est pas l’affaire du futur mais du présent 

« Nous ne vivons jamais, mais espérons seulement vivre; et, regardant toujours plus loin pour être heureux, il est inévitable que nous ne el soyons jamais. » [Pascal]

La majorité des gens ne vivent pas, ne profitent pas du moment présent, mais existent en attendant quelque événement futur. 

Ils seront heureux lorsqu’ils se marieront, auront un meilleur emploi, obtiendront tel diplôme, lorsque la maison sera payée, lorsque les enfants iront au collège ou qu’ils auront gagné telle bataille. 

Immanquablement, ils sont déçus. 

Le bonheur est une habitude mentale, qui, si elle n’est pas apprise et pratiquée dans le présent, n’est jamais expérimentée. 

Le bonheur ne doit pas dépendre su simple fait de pouvoir résoudre tel ou tel problème externe. Lorsqu’un problème est résolu un autre apparaît et prend sa place. La vie n’est qu’une succession de problèmes. 

Si vous désirez être le moindrement heureux, vous devez être heureux… simplement. Surtout pas heureux « parce que… » 

Le bonheur est une habitude mentale qui se cultive et se développe 

« Les gens sont heureux dans la mesure où ils se conditionnent à l’être. » [Abraham Lincoln] 

« Le bonheur est purement intérieur, dit le psychologue M. Chappel, il ne provient pas des objets mais des idées, pensées et attitude que nous pouvons développer et construire par nos propres activités, indépendamment de notre entourage. » 

Personne n’est heureux à cent pour cent tout le temps. Mais nous pouvons être heureux et entretenir d’agréables pensées une grande partie de notre temps, compte tenu de la multitude de petits évènements qui émaillent le quotidien et même de ceux qui nous rendent malheureux et maussades. 

Dans une large mesure, face aux petits ennuis ou aux frustration nous réagissons avec agressivité, insatisfaction, ressentiment et irritabilité, seulement par habitude. Nous nous sommes appliqués à réagir de cette manière et en avons développé l’habitude. 

Plusieurs de nos mauvaises réactions proviennent du fait que nous interprétons les évènements comme une attaque contre notre estime personnelle. Un conducteur klaxonne sans nécessité; quelqu’un nous interrompt et ne prête pas attention à nos paroles; quelqu’un n’agit pas envers nous comme nous nous y attendons. 

Même les évènements hors de notre volonté peuvent être interprétés comme affronts à notre estime personnelle : manquer l’autobus, la pluie qui tombe alors que je devais aller jouer au golf, la circulation qui devient plus dense justement au moment où je vais prendre l’avion. 

Nous réagissons avec colère, ressentiment, apitoiement, en d’autres mots, nous nous rendons nous-mêmes malheureux en réagissant de la sorte. 

Ne laissez pas les évènements vous manipuler 

Avez-vous déjà remarqué, lors de l’enregistrement d’une émission de télévision, le maître de cérémonie « manipuler » l’assistance ? Il dit à la foule quand applaudir, rire ou réagir. Ces gens agissent comme des moutons, comme des esclaves à qui l’on dit quand et comment poser tel geste. 

C’est un peu la même chose pour nous. Nous laissons les évènements et les gens nous bousculer, nous dire comment réagir et comment nous sentir. Nous agissons comme des esclaves; nous obéissons promptement à tout évènement qui nous dit : Soit fâché, soit inquiet, maintenant, c’est le temps d’être malheureux. 

En prenant l’habitude du bonheur, vous deviendrez un maître au lieu d’être un esclave. L’habitude du bonheur vous rendra capable de vous libérer de la domination des conditions extérieures. 

Face aux évènements, si graves soient-ils, et même face à l’entourage le plus hostile, vous pouvez faire en sorte d’être plus heureux en ne vous apitoyant pas sur votre malchance. 

Ce ne sont pas tant les évènements qui dérangent les hommes que l’opinion qu’ils en ont. Interprétez les évènements en votre faveur même si, à première vue, cela vous semble difficile, et tout ira mieux. 

Il y a deux côtés à la médaille. L’un vous dit : Fâche-toi, rebelle-toi, n’accepte pas la situation même si tu la sais irréversible. L’autre vous invite à rester calme et serein : Essaie de tirer le meilleur parti des évènements, arrange-toi pour être gagnant envers et contre tous. 

D’ailleurs, qui, avec le recul, n’a pas justement constaté que tel évènement qui l’avait bouleversé, rendu malheureux et parfois malade, s’est révélé en fin de compte la meilleure chose qui puisse lui arriver et sans laquelle il ne serait pas ce qu’il est devenu. 

Vous voyez, on finit immanquablement par tourner la médaille du bon côté. Alors pourquoi ne pas le faire dès le moment présent ? Cela vous évitera un tas d’inquiétude et de stress inutiles et vous orientera plus rapidement vers ces perspectives avantageuses que votre état d’esprit négatif vous empêche de voir. 

Je me souviens de dizaines et de dizaines d’évènements que « mon opinion » m’avait fait entrevoir comme des calamités. Aujourd’hui je me rends compte que ces évènements, loin d’être des catastrophes, l’eussent réellement été s’ils n’étaient pas survenus. 

Pensez à la rupture avec une personne que l’on croit aimer. Malgré les pleurs, la souffrance, le désespoir du moment, ne se retrouve-t-on pas, quelques années plus tard, remerciant le ciel à deux genoux d’avoir permis cette séparation. 

Il en est souvent de même vis-à-vis d’in accident entraînant une incapacité partielle ou totale, temporaire ou permanente. Que de victimes réalisent après coup les « heureuses » répercussions de cet accident sans lequel elles n’auraient pas la satisfaction d’être ce qu’elles sont aujourd’hui : c’est à partir de ce moment que leur vie a pris un sens réel profond et qu’elles sont devenues « vivantes ». 

Et pensons à ces multiples problèmes qui nous obligent à exploiter à fond notre potentiel intellectuel et physique si nous voulons atteindre notre idéal ! 

Une fois libéré de cet esclavage, ne laissez plus les évènements et les gens vous bousculer à leur guise. Efforcez-vous plutôt de voir et d’entendre tout ce qu’il y a de bon autour de vous, et d’en profiter. 

Dernièrement, j’ai presque raté in beau coucher de soleil parce que, quelques minutes avant de quitter le bureau, j’avais reçu une lettre dont le contenu m’avait déçue. Mais je me ressaisis très vite et laissai libre cours à ma bonne humeur devant ce spectacle grandiose et gratuit qui s’offrait à mes yeux. 

Ne pouvant profiter actuellement de la présence de mon ami, pour des raisons hors de ma volonté, je me refuse à regretter son absence dans la tristesse. J’en profite pour organiser ma vie de façon très active, m’occupant à toutes sortes de choses intéressantes que je n’aurais, du moins en partie, peut-être pas la chance de réaliser compte tenu de certaines obligations. 

On peut toujours tirer avantage des évènements pour son profit personnel lorsqu’on acquiert l’habitude du bonheur.

Note : Pour les "fiches messages affirmations 21 jours", vous pouvez voir entre autre :

- le "Recueil de Pensée positive"

et choisir quelque chose qui vous convient, ou les composer vous-mêmes, ou encore voir

- "La roue de fortune"

ou encore

- "Piger une carte au hasard"

et aussi

-"Le jeu de la vie et comment le jouer"

Un autre dossier de fiches affirmations est à venir bientôt.

Voir aussi la suite de ce chapitre : Diète bonheur de 7 jours

 

 

 

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